|
ISS Pro, l'héritier Nous sommes en 1997, 3 années se sont écoulées depuis l’arrivée de ISS Deluxe sur SNES. Les fans de football, qui n’ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent depuis 1994, vont enfin pouvoir ressortir leur manette fétiche : ISS débarque sur PSOne, dans une version très axée simulation, point de départ de la série qui donnera naissance à PES. Premier jeu développé par le studio KCET, ISS Pro arrive à point nommé sur PSOne, où EA détient le monopole avec Fifa, seul jeu de football à valoir véritablement le détour. Mais désormais, tout ceci va changer. Premier constat, ISS Pro possède peu de modes de jeu : ligue et coupe internationale et c’est tout, pas de mode entraînement ou scénario, présents dans ISS Deluxe, mais que Konami a apparemment décidé de laisser au placard, pour se concentrer sur le reste du jeu. ![]() Ce type de défauts sera récurrent à la série, mais n’enlèveront rien au gros point fort, la jouabilité, qui était déjà excellente dans ce premier opus : les joueurs répondent au doigt et à l’oeil, et pour la première fois dans un jeu de football, la passe en profondeur a été intégrée, ce qui offre de nouvelles possibilités. Du coté des réglages, ils sont sommaires : choix de sa formation, de ses joueurs selon leur forme, et non leurs stats, tous les joueurs ayant des capacités identiques, seule leur taille varie. L’arbitre est assez sévère, un mauvais tacle et c’est l’expulsion. Enfin, on trouve déjà le radar, qui permet de connaître la position exacte de ses joueurs sur le terrain, pour les trouver plus facilement. Maitre du jeu ![]() La sensation de pouvoir créer son jeu comme bon nous semble est déjà présente, même si le nombre de combinaisons proposées est assez limité. Malgré tout, la présence de la passe en profondeur a révolutionné le gameplay : un joueur lancé au bon moment, donc dans le timing correct, se présente seul face au gardien. Et ces tempos à respecter pour déclencher les différentes combinaisons resteront dans les version futures, qui feront la force de la série. Le jeu est réaliste, facile à prendre en main, mais le joueur a une grande marge de progression, ce qui le motive pour pratiquer encore et encore. Au final, nous avons affaire au meilleur jeu de foot de l’époque : réaliste, riche et très maniable, il servira de base pour les futures versions, les développeurs l’amélioreront petit à petit pour arriver au résultat qu’on connaît tous.
|