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PES2, retour gagnant Comment faire du neuf avec du vieux et adapter la première version d'un jeu plébiscité sur une console next-gen tout en améliorant sa jouabilité, et au passage son graphisme? C'est à cet épineux défi que doit répondre Konami, en sortant en octobre 2002 le deuxième opus de Pro Evolution Soccer. Avec cette deuxième version, Konami n'a pas le droit à l'erreur. Si l'épisode précédent avait ravi les fans, les chances de les décevoir en n'améliorant pas significativement le titre sont réelles. Première bonne surprise, KCET, le studio de Tokyo de l'éditeur japonais, ajoute à sa liste de nouvelles licences officielles d'équipes internationales et quelques équipes de club. On compte ainsi au total 56 équipes nationales et 40 équipes de club. Si les modes de jeu n'ont pas été véritablement remaniés, la vraie révolution vient du mode entraînement qui propose une section innovante permettant, entre autres, de travailler des phases de jeu spécifiques (dribbles, coup franc, etc.) et de comparer ses résultats avec d'autres joueurs grâce à un système de points. Jolie trouvaille, améliorant la fameuse interactivité si chère aux joueurs. Autre nouveauté, la célèbre "League master" compte quant à elle une nouvelle division. Il faut donc partir de la division 3 pour accéder à l'élite, tout en évitant, grâce à des achats raisonnés, le dépôt de bilan. Un gameplay au top La jouabilité, elle, a été revue et il faut donc un certains temps d'adaptation aux joueurs de la première version pour retrouver leurs sensations. Passé les premières surprises, le gameplay s'avère plus intéressant et mieux conçu qu'auparavant. Les plus perfectionnistes se rendront cependant vite compte que les joueurs attendent trop le ballon lors d'une passe, ce qui occasionne de nombreuses interceptions adverses. Autre point noir, la règle de l'avantage n'est pas appliquée, ce qui fait grandement défaut à une simulation qui se veut des plus réalistes. Pour les entraîneurs en herbe, PES2 offre aussi de nombreuses options tactiques et stratégiques, qui sont cependant réservées à un public averti. Enfin la possibilité offerte pour la première fois de réunir huit joueurs pour un même match ravit également les amateurs. Oranges tragiques Les graphismes, quant à eux, sont plutôt une réussite. Les attitudes des joueurs les plus célèbres sont bien rendues, tout comme leurs caractéristiques physiques. Il est donc très facile d'identifier la conduite de balle chaloupée de Zinédine Zidane ou l'élan de frappe vertigineux de Roberto Carlos notamment. Konami soigne aussi nos oreilles, avec le génial "We will rock you" de Queen. Malheureusement, cet opus pêche encore par son manque de licence officielle. Il est ainsi affligeant de constater que les joueurs de l'équipe de Hollande s'appellent les Oranges, bien qu'un éditeur - et surtout beaucoup de patience - permette de modifier le nom des joueurs et des équipes. Les commentaires, toujours aussi désolants, obligent à couper le son au plus vite sous peine de pulsions linettophobes. Malgré ces réserves et du fait, notamment, d'une jouabilité sans égale, PES2 reste la simulation de référence, et ne décevra pas les nombreux fans de la série.
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