Pro Evolution Soccer 3
Article rédigé par Gamernico.


PES3, la preuve par trois

Sorti le 17 octobre 2003, sur PlayStation 2 et pour la première fois sur PC, Pro Evolution Soccer 3 est à l'origine du changement de la série des PES. Développée par KCET et parrainée par l'ex-arbitre international Pierluigi Collina, avec plus de licences, un gameplay plus fluide, PES3 allait devenir un hit.

Reprenant les qualités de PES2, PES3 s’inscrit dans la continuité de la série : des graphismes toujours plus beaux, avec notamment une modélisation des joueurs beaucoup plus précise : les stars sont superbement dessinées, et les joueurs ont tous un gabarit différent. Les animations ne sont pas en reste, avec l’apparition de nouveaux gestes, tels que le coup du sombrero ou la roulette de Zizou. Les ralentis sont plus nombreux, tout comme le nombre de stades, et Konami a mis à disposition l’option 60 hertz, permettant un rendu plus agréable. Les modes de jeux sont très nombreux, de la ligue master aux diverses coupes, et le mode entrainement. Un grand nombre d’équipe est disponible, des nations aux clubs (Lyon, Auxerre et Lens pour la France), et pour la première fois dans un PES, 6 clubs sont licenciés (la Lazio, Parme, l'AS Roma, le Milan AC, et Feyenoord).




Parmi les choses qui fâchent, citons la bande son, encore une fois : les commentaires de Cyril Linette et Stéphane Guivarc’h sont tout sauf bons, ils manquent de vie et d’entrain, et ce ne sont pas les chants des supporters dans les tribunes qui vont corriger le tir. Autre point faible, l’absence de mode online : la version Japonaise du titre propose une mise à jour des équipes grâce à ce mode, ce n’est pas le cas pour l’Europe, dommage.







L'IA "presque" parfaite


Néanmoins, les développeurs ont retravaillé la jouabilité du titre, et ont encore fait des merveilles. Commençons par le jeu défensif : les défenses se replacent instantanément, bouchent les ouvertures, et pressent l’adversaire. Les gardiens sont plus agiles, et possèdent de nouvelles animations, ce qui leur permet de détourner encore plus de tirs. Lorsqu’on a la balle, le jeu est très fluide, et reprend les bases de PES et PES2 : les ouvertures au sol, bien utilisées, font mal, idem pour les ouvertures en hauteur. Pour marquer, il faut toujours se placer correctement par rapport au but adverse, afin d’obtenir le meilleur résultat possible. Ainsi, le réalisme est toujours aussi présent, et le jeu est toujours aussi agréable à regarder et à pratiquer.


Au final, PES3 s’inscrit dans la continuité de la série : une jouabilité toujours au top, avec des possibilités toujours plus grandes, donc un plaisir de jeu incroyable. Malgré ses défauts, récurrents à la série, PES s’impose encore une fois comme le number one des jeux de foot. En attendant PES4 ...

Animation
18
Encore améliorés par rapport à l’épisode précédent, on reconnaît désormais chaque joueur individuellement, tant les détails sur les visages et les gestuelles sont grands.
Gameplay
19
Toujours le gros point fort de la série, avec de nouvelles possibilités de jeu.
Son
15
Le talon d’Achille, toujours les même problèmes avec les commentaires, mais qu’importe, on peut les zapper.
Durée de vie
20
Infinie, l’envie de s’y remettre est toujours plus grande.
Note générale
18
Le roi PES se trouve toujours sur la plus haute marche du podium, et le fossé se creuse encore entre lui et ses concurrents. Le seul jeu qui peut détrôner PES3, c’est ... PES4 !