Pro Evolution Soccer 5
Article rédigé par Clarinet33.


PES5, la fin d'un cycle

Sorti en octobre 2005 sur Xbox, PC, Playstation2 et PSP, le nouvel opus de Konami tente de s’imposer un peu plus sur le marché très fermé des jeux de football. Agrémenté de bon nombre de nouveautés et améliorations, le principal concurrent de Fifa est un jeu très attendu par les fans. Il est aussi le dernier à sortir avant de passer aux consoles nouvelle génération.

Avec 70 licences officielles dont les championnats espagnol, italien, hollandais et bon nombre d’équipes prestigieuses, le jeu s’étoffe à chaque fois un peu plus. Cette année c’est au tour d’Arsenal, de Porto, du Celtic Glasgow et de Chelsea de rejoindre le clan assez fermé des clubs sous licence. Les équipes nationales ne jouent toujours pas avec leurs vrais maillots et il faudra passer par l’éditeur pour créer sa propre équipe. Maillots, shorts, chaussures mais aussi fanions et drapeaux se modifient plus facilement qu’avec la version précédente. Une fois la manette en main, les habitués se retrouveront vite déroutés par un arbitrage sifflant beaucoup plus de fautes et donnant l’impression vite énervante d’assister à un match « haché ». Mais très rapidement on comprend qu’il ne suffit pas de garder le doigt appuyé sur le bouton pour récupérer le ballon, il faut le faire au bon moment ! Cela était déjà vrai dans PES4, mais maintenant l’arbitre ne laisse plus rien passer.


Des buts divers et variés

Le gameplay a été revu lui aussi à la hausse et la palette de gestes techniques est plus large. Une fois devant le but, la grande variété de tirs et de situations interdit la répétition de buts identiques. La gestion tactique des matches permet de s’adapter à toutes les situations, les joueurs se positionnent individuellement et on peut donner des consignes particulières comme jouer le pressing ou la zone. Ceci influençant grandement sur leur forme physique. Graphiquement, le jeu n’a pas beaucoup évolué et même si les grands joueurs sont assez bien modélisés, les supporters sont relégués au second plan voire carrément négligés.



Le son, encore et toujours

Les commentaires sont une fois de plus assurés par Christian Jean-Pierre et Jean-Luc Arribard. La faible intensité et la non-pertinence de ceux-ci incitent très vite à couper le son. Et même si l’ambiance des stades n’est pas toujours criante de vérité, c’est celle qui colle le mieux. Malgré quelques comportements un peu trop scriptés, PES5 devient un pur plaisir après un peu d’entraînement. La grande variété des phases de jeu et la difficulté paramétrable font que chaque but marqué se mérite et se savoure avec bonheur. On devient très vite dépendant ! Et pour peu que la console ou le PC soit connecté au live, la possibilité de discuter via le micro casque avec un adversaire bien réel, ajoute une touche non négligeable de convivialité.

Au final, le jeu s’améliore à chaque fois un peu plus et la transition qui s’annonce sur les consoles Next-Gen promet encore une fois le meilleur. Des graphismes plus beaux, des nouvelles licences et un Gameplay annoncé encore plus réaliste. La perfection n’est pas de ce monde mais dans l’univers restreint des jeux de Football, la série des PES et cette version 2005 reste l’alternative la plus crédible et la plus enthousiasmante. Le seul regrêt à chaque nouvelle version est qu’il faut abandonner la précédente…

Animation
16
Une animation des joueurs plus réaliste, des célébrations de buts nombreuses. La note aurait pu être bien meilleure avec un peu plus de soin apporté au douzième homme, on se contente d’un public pixélisé et figé.
Gameplay
17
Il a été revu à la hausse. Les gamers les plus pointus profiteront de phases tactiques nombreuses pour prendre l’avantage, les gestes techniques sont nombreux et la variété de tirs évitent de revoir toujours les mêmes buts.
Son
14
Un des points faibles du jeu. Certains commentaires sont navrants et manquent d’implication. L’ambiance dans les stades n’immerge pas vraiment le joueur. Heureusement que ce n’est pas l’essentiel.
Durée de vie
19
Elle quasi infinie ! Le mode Ligue des masters permet d’enchaîner les saisons mais le jeu prend vraiment toute sa dimension sur le live.
Note générale
17
Difficile de mettre moins ! Les quelques petits défauts mineurs du jeu l’empêchent de tutoyer la perfection. On les oublie très vite et on enchaîne les parties sans s’arrêter.