Pro Evolution Soccer 6
Article rédigé par leroijano.


PES 6, le retour du roi

26 octobre 2006: la date est depuis des mois soulignée en rouge sur l'agenda de tout joueur qui se respecte. Et pour cause : c'est ce jour-là que sort PES 6, premier de cordée sur console next-gen et petite bombe vidéo-ludique.

Fermez les yeux. Détendez-vous et oubliez tout. Vous n'êtes plus un joueur de consoles, vous n'êtes plus celui qui contrôlez Thierry Henry, et qui grâce à lui venez d'inscrire un but d'anthologie. Vous êtes Thierry Henry, et après un travail formidable de toute l'équipe de France, c'est vous qui avez mis deux défenseurs dans le vent pour tromper enfin Buffon et offrir aux Bleus leur deuxième étoile. Rouvrez maintenant les yeux. Cela s'appelle PES 6, et c'est tout simplement une sensation vidéoludique jamais ressentie.

Trinité, enfin!

Pour ce qui est de nouveautés de forme, l'ensemble des pays de la dernière Coupe du monde est présent, y compris notamment la très attendue sélection de Trinité-et-Tobago. Les modes de jeu n'ont pas, en revanche, subi de lifting significatif, l'essentiel du travail de Konami ayant une nouvelle fois porté sur la jouabilité du titre. Et de ce point de vue là, l'objectif est une fois de plus atteint; jamais encore les sensations virtuelles n'ont été aussi proche du réel, les contrôles, les frappes, les déplacements semblant tout droit sortis d'un vrai match de football. Les joueurs, eux aussi, ont été repensés. Les niveaux sont plus marqués que dans les opus précédents, et il est très difficile de parvenir à faire tourner la balle avec le FC Utrecht, alors que le Barça pourra sans souci déstabiliser son adversaire par ce biais. Pas facile, pour autant, de déstabiliser des défenseurs qui anticipent et suivent à merveille. Si vos coéquipiers semblent avoir enfin compris comment vous épauler au mieux, il ne suffira plus d'improviser dans la moitié de terrain adverse, mais d'user l'opposition, la mettre en difficulté pour créer des espaces. Priorité, donc, aux projets de jeu réfléchis et plus aux attaquants-poneys placés le long de la ligne de touche, désormais obsolètes.

In bed with Sammy T.

Les gardiens, eux aussi, ont été revus, et la différence se fait vite sentir selon que vous ayez Paul Robinson ou Grégory Coupet dans les buts. Pour les joueurs de champ, là aussi -mais cela s'inscrit davantage dans la continuité- les qualités sont nivellées, et l'on peut s'amuser à voir Sammy Traoré partir 30 mètres devant Franck Ribéry et arriver derrière lui au bout d'une course de cinq foulées. L'arbitrage, enfin, n'est plus le même; plus humain, il « sent » mieux les coups de vice qui coupent une action et n'hésite pas, dès lors, à sévir, tout comme à laisser le jeu se poursuivre si l'avantage profite. Dans ce dernier cas d'ailleurs, seuls les gestes de l'arbitre indiquent que l'action se poursuit, ajoutant encore au réalisme.

Que dire, dès lors, des quelques bémols de ce formidable opus? Les commentaires, bien sûr, éternelle épine planté dans le pied de Seabass et Cie, et une ambiance sonore tout juste passable malgré quelques améliorations (consignes criées depuis le banc, cris des joueurs) ne sont pas au niveau. Le manque de licences pour l'Angleterre, tout comme la disparition de la Bundesliga, sont aussi des points noirs. Enfin pour la version XBOX, l'absence du mode de match à sélection aléatoire de joueurs est aussi un regret.

Mais ces quelques réserves ne sauraient faire oublier une réalité, non plus virtuelle mais bien réelle. PES 6 est plus que conforme aux attentes, il est le jeu parfait. Jusqu'à PES7.

Animation
19
Mieux pensée, l'animation est d'une fluidité sans égale, et les attitudes des joueurs comme la physique de la balle sont ahurissants.
Gameplay
19
Plus agréable que jamais, la jouabilité est tout simplement sublime, grâce notamment à une IA des plus performantes.
Son
14
Si l'ambiance est un peu plus prenante, on reste loin sur ce point d'un FIFA aux chants envoûtants et les commentaires, eux, sont un appel aux meurtres d'Arribart et Jeanpierre.
Durée de vie
20
Grâce au live bien plus qu'aux classiques modes de jeu, elle est infine.
Note générale
19
Meilleur jeu de foot évidemment, PES6 profite à plein des fonctionnalités de la 360. Sans limite ...