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Le pitch
Fermez les yeux. Détendez-vous et oubliez tout. Vous n'êtes plus un joueur de consoles, vous n'êtes plus celui qui contrôlez Thierry Henry,
et qui grâce à lui venez d'inscrire un but d'anthologie. Vous êtes Thierry Henry, et après un travail formidable de toute l'équipe de France,
c'est vous qui avez mis deux défenseurs dans le vent pour tromper enfin Buffon et offrir aux Bleus leur deuxième étoile. Rouvrez maintenant les yeux.
Cela s'appelle PES 6, et c'est tout simplement une sensation vidéoludique jamais ressentie.
Graphismes : 15/20
Plus beaux, plus réalistes, les joueurs, les ballons et les stades ont vraiment de la gueule. Chaque membre du corps
semble avoir son autonomie propre, et les visages, les attitudes, trahissent mieux que des mots le désespoir ou l'euphorie. Jouissif, d'autant que
les licences ont une nouvelle fois été l'un des axes de travail majeur de Konami, et que, par conséquent, les maillots de l'équipe de France ou
de la Ligue 1 sont-enfin- copies conformes des vrais. On attend encore un effort de la part de Konami pour égaler EA Sports.
Bande son : 14/20
Les commentaires, bien sûr, éternelle épine planté dans le pied de Seabass et Cie, et une ambiance sonore tout juste passable malgré quelques
améliorations (consignes criées depuis le banc, cris des joueurs) ne sont pas au niveau. Les musiques choisies pour les menus du jeu sont dynamiques
et entrainantes, mais risquent d'agacer à force de les écoutes.
Jouabilité : 18/20
De ce point de vue là, l'objectif est une fois de plus atteint; jamais encore les sensations virtuelles n'ont été aussi proche du réel,
les contrôles, les frappes, les déplacements semblant tout droit sortis d'un vrai match de football.
Les joueurs, eux aussi, ont été repensés. Les niveaux sont plus marqués que dans les opus précédents, et il est très difficile de parvenir
à faire tourner la balle avec le FC Utrecht, alors que le Barça pourra sans souci déstabiliser son adversaire par ce biais. Pas
facile, pour autant, de déstabiliser des défenseurs qui anticipent et suivent à merveille. Si vos coéquipiers semblent avoir enfin compris
comment vous épauler au mieux, il ne suffira plus d'improviser dans la moitié de terrain adverse, mais d'user l'opposition, la mettre en
difficulté pour créer des espaces. Priorité, donc, aux projets de jeu réfléchis et plus aux attaquants-poneys placés le long de la ligne de
touche, désormais obsolètes.
Le live : 8/20
Le jeu en live est une valeur essentielle de la Xbox360. Konami avait promis de faire le maximum à ce sujet pour un résultat pittoyable.
Enormes difficultés pour avoir une connexion en Optimatch, impossible de déclancher une action sans avoir un temps de latence, ralentissements
lors des phases de jeu arrêtés, menus pas pratique surtout pour trouver un ami disponible et j'en passe. Espérons qu'un patch arrive
rapidement, mais l'espoir qu'il règle tous les soucis est faible. C'est pire que PES 4 !!
Durée de vie : 10/20
A moins de vouloir débloquer tous les succès, de vénérer la League Master ou d'avoir des potes sous la main pour
jouer très loin du Live, le jeu va se retrouver rapidement dans les rayons des magasins d'occasion à moins qu'un
patch vienne régler les problème du Live.
Note générale : 12/20
Meilleur jeu de foot évidemment ... hors ligne : un gameplay et un réalisme sans égal appuyés par un graphisme
amélioré mais encore perfectible sur 360. Mais dès que l'on se branche sur le réseau, c'est la catastrophe. Injouable
dans les conditions actuelles où alors il faut avoir de la chance ...
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